Notre projet

Bâtissons ensemble une Fédération moderne, ambitieuse et responsable.

Mes amis,

Il n’y pas un jour de mon existence depuis plus de 30 années sans, qu’emporté par quelque discussion ou simplement rêverie, je ne perçoive l’espace que pourrait occuper le jeu d’échecs. Il est pour moi comme un texte de théâtre où chacun peut laisser libre cours à son imaginaire et le mettre en scène.

Au kiosque, accolés parfois à la revue Europe Échecs, jonchent ça et là journaux et magazines employant à souhait l’imagerie échiquéenne pour illustrer telle ou telle idée de stratégie ou de guerre. Le paradoxe est dès lors frappant ; tandis qu’un Français sur 5 nous affirme jouer occasionnellement aux échecs, nous ne parvenons pas à surmonter l’anonymat quasi total de nos événements et compétitions.

Autre bizarrerie tout aussi révélatrice, ce sont nos clubs, les animateurs et les sites web qui alimentent la maigre visibilité de notre univers. La Fédération, bien que chargée de la communication tout autant que de nos règlements, est absente.

Combien de témoignages de frustration n’ai-je reçu de présidents de clubs sur ce mauvais rapport « qualité/prix » de la licence fédérale : « Ce n’est pas tant qu’elle soit chère, nous ne percevons pas de contrepartie réelle ! ».  Ne nous le cachons pas, il y a questionnement pour ne pas dire incompréhension.

Une Fédération invisible est de fait incomprise. Cette absence auprès du grand public complique grandement les efforts des uns et des autres, acteurs échiquéens de toute nature, notamment pour la recherche de partenaires et sponsors. Comment en effet convaincre les collectivités ou les entreprises privées si la place que l’on nous accorde est proportionnelle à la notoriété de la Fédération ?

Sans Domicile Fixe

Autre sujet que l’on peine à aborder : la précarité grandissante des clubs. Là je ne parle pas des plus petits seulement, que l’on ne s’y trompe pas ! Ce n’est paradoxalement pas un mal des campagnes, mais bien des villes. Avec la flambée de l’immobilier et le tarissement des subventions, trouver un local digne et surtout accessible devient une gageure ! Je vous le demande, comment un club sans local dédié peut-il être crédible ?

Un ancien président de la FFE pour lequel j’ai beaucoup de respect disait : « j’ai sorti les clubs des cafés ». Il faut à présent qu’ils ne se retrouvent pas dans la rue !

Je souhaite par conséquent que ce second point soit aussi une priorité fédérale majeure. C’est en ce sens que la décentralisation de l’action fédérale vers les ligues et les comités départementaux devra s’accentuer, moyens à l’appui.

Préférer « redoubler »

Autre mal de notre temps, mais ce n’est là qu’une énième manifestation de la crise actuelle, bien des clubs rechignent désormais à passer à la division supérieure ! Demandons pourquoi à un président de club et il dira : « Qui va payer les frais de déplacement, les joueurs… ? »

Aussi incroyable que cela puisse paraître, les compétitions fédérales seraient en train de perdre le ressort essentiel de toute compétition, à savoir la victoire ! Cela aussi est un mauvais signe. Je souhaite qu’à ce titre les dotations par catégorie soient revues, les récompenses reconsidérées.

Haut Niveau

J’ai eu le privilège de vivre plusieurs présidences successives et à chaque fois, le président tenait le même discours s’agissant du Championnat de France adultes et Jeunes : « si l’on échoue à trouver une ville pour l’année suivante, on se fait massacrer ». De fait, l’obsession N°1 est cet événement national majeur, bien qu’en termes d’impact sur le jeu et sur sa médiatisation, nous puissions en débattre.

Mais enfin, un président qui consacre une part essentielle de son énergie à trouver, financer et organiser « l’événement de l’année » reportera indéfiniment les projets structurants de long terme. Par conséquent, y a-t-il étonnement à ce que le nombre de licenciés stagne depuis des années ? Et comment s’étonner que la panne de visibilité médiatique ne nous conduise à revenir régulièrement vers des villes déjà candidates ou organisatrices antérieurement ?

Des professionnels, avant tout des passionnés

Depuis mes premiers coups sur l’échiquier, ma passion, ma même volonté de créer, d’innover et promouvoir le jeu d’échecs est restée intacte. A défaut de soutien fédéral, je me suis appuyé essentiellement sur notre revue de presque 60 ans Europe Échecs, qui me donne la légitimité nécessaire pour lancer bien des projets.

Très à l’écart des intrigues fédérales et des conflits entre mauvais et futurs perdants, j’ai tenté d’avancer. Quel luxe tout de même, je les envie ! Comme si nous avions tout accompli, promu le jeu à l’extrême, protégé nos institutions, nos clubs et nos joueurs, voilà que des intrigues de couloir incompréhensibles occupent le plus clair des préoccupations microcosmiques de nos politiciens du jeu.

Ces dernières années pourtant, comme vous, j’ai assisté impuissant à des déballages peu honorables pour notre institution. La seule communication massive qui nous ait informé des actions de la FFE, au-delà même de nos frontières (car relayée par des médias échiquéens puissants) a consisté en comptes rendus assassins de Comités Directeurs  par ses propres membres, afin de déstabiliser un président élu par les clubs mais non désiré par le sérail.

Le discrédit de l’action fédérale atteint alors son paroxysme, avec toutes les conséquences sur une crédibilité fragile.

Ma réponse à ce comportement est claire. Loin de la politique politicienne, une liste faite de passionnés du jeu qui désirent mettre toutes leurs expertises professionnelles au service de la Fédération. Ma présidence veillera sans compromis au respect de l’institution. Je m’y engage fermement !

Et le 26 Mars 2016 arriva

Diego Salazar sortit par la petite porte. Comme sur du papier à musique, la partition s’écrit et un nouveau président est désigné par le Comité Directeur. La Fédération, elle, restructurée à la va-vite dans une unité précaire est financièrement au plus mal.

Mon cœur, à ce moment-là je le confesse, a battu plus fort que de coutume. La Fédération de mon pays, celui pour lequel je me suis battu sur l’échiquier, celui qui a vu tous mes efforts à faire rêver au-delà même des frontières, est en danger.

« Le bricolage a assez duré, les conflits aussi, c’est assez ! »

Comme beaucoup je cherche une solution, une issue, lorsque les regards se sont littéralement tournés vers moi.

L’idée d’une candidature, depuis longtemps, était hors de propos. Je pourrais vous en dire beaucoup sur les raisons mais retenons ce qui est incontestable : aucun président de la FFE n’est sorti indemne de sa mandature…

Pour l’amour du jeu d’échecs

Être candidat implique de fait une très lourde concession : celle de dire adieu à une liberté qui m’est chère. Liberté de vivre ma passion et mettre en œuvre mes idées sans que chaque matin de nouveaux obstacles irrationnels ne viennent m’en dissuader. Je l’ai dit, si cette passion est restée intacte, cela est dû principalement à mon éloignement des intrigues stériles et chronophages.

Après avoir consulté un nombre important d’acteurs majeurs et obtenu les engagements nécessaires à l’accomplissement d’un plan solide et ambitieux, j’ai finalement accepté de franchir le cap. Et oui… Après l’hésitation, vint la détermination.

Les hommes et les femmes qui se proposent de m’accompagner, l’extraordinaire engouement que le projet ambitieux que je vous propose suscite et les garanties obtenues laissent présager un redressement spectaculaire.

  • Je souhaite en finir avec l’isolement, combler le fossé qui nous sépare de l’amateur, occuper le terrain média.
  • Je souhaite préparer le terrain pour les clubs, les acteurs bénévoles et salariés, sans discrimination de taille ou de situation géographique.
  • Je souhaite doter les commissions de vrais moyens afin que l’action qu’elles décideront soit adaptée et efficace.
  • Je souhaite moderniser l’appareil fédéral, accélérer sa capacité d’action et de réaction pour offrir des services complets.
  • Je veillerai à ce que la rigueur de gestion soit irréprochable, les institutions préservées et respectées.
  • Je souhaite enfin que toute contribution, partenariat et sponsor nouveau appartienne authentiquement à la Fédération, au-delà de mon mandat.

Pour cela, j’ai réuni pour vous des hommes et femmes de tous horizons, où chacun à sa manière porte notre projet vers les sommets que nous attendons tous.

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Bâtissons ensemble une Fédération moderne, ambitieuse et responsable.

Bachar KOUATLY
bacharkouatly@gmail.com